Perte et dégradation des habitats de reproduction

La principale cause de disparition du Râle des genêts en France est la disparition des prairies humides des vallées alluviales converties en cultures (maïs essentiellement) et en peupleraies. En effet, le devenir des prairies permanentes est très tributaire de la PAC et il est à craindre que si la PAC continue à ne pas soutenir les systèmes agricoles herbagers, les prairies seront malmenées ou n’existeront plus que dans les secteurs les plus humides où rien ne peut être mis en culture.

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Destruction directe de l'habitat de reproduction par un plantation de peupliers
Destruction directe de l’habitat de reproduction par un plantation de peupliers
Prairie détruite par une peupleraie et prairie de fauche
Prairie détruite par une peupleraie et prairie de fauche
A gauche une peupleraie et à droite une prairie de fauche favorable au Râle des genêts....à gauche de l’ombre, du froid et très peu de vivant à droite de la lumière, de la chaleur et de la vie (oiseau, sauterelles, papillons...)

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Plus localement, la déprise entraîne l’abandon de certaines parcelles ou leur plantation en peupleraies. Le faciès de ces prairies abandonnées ou les couverts sous peupleraies ne sont alors plus adaptés au Râle des genêts.

Dans de rare circonstance et de manière très localisée, certaines parcelles abandonnées peuvent jouer un rôle de refuge lorsque les prairies alentour ont été fauchées ; c’est le cas de certaines jachères en Picardie et de roselières en Anjou.

Enfin, en moyenne vallée de l’Oise par exemple, l’activité d’extraction de granulat a eu un impact par le passé (secteur en ZICO non classé en ZPS) entraînant la disparition de plusieurs dizaines d’hectares d’habitats à Râle des genêts.

Destruction de prairie par la culture de maïs
Destruction de prairie par la culture de maïs

Localisation

Plusieurs milliers d’hectares de prairies alluviales sont concernées par cette problématique de gestion, notamment dans les Basses Vallées Angevines, les vallées de la Loire, de la Charente, et de l’Oise.

Incidences

Les conséquences sont une limitation de la capacité d’accueil pour de nombreuses espèces :
- le râle des genêts,
- l’avifaune nicheuse prairiale : Saxicola rubetra (Tarier des prés), Motacilla flava (Bergeronnette printanière), Emberiza schoeniclus (Bruant des roseaux),
- l’avifaune migratrice et hivernante : limicoles (Barge à queue noire) et anatidés.

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