Le Râle des genêts dans les BVA

Les Basses Vallées Angevines constituent aujourd’hui en France, le dernier bastion de l’espèce avec des effectifs stables et relativement importants. Cette population est la seule qui soit restée à peu près stable en France même si les effectifs se maintiennent aujourd’hui plutôt à des niveaux inférieurs à la moyenne connue ces trente dernières années (330 chanteurs).

Etat de conservation de Crex crex* en Basses Vallées Angevines

L’effectif enregistré en 2009 (230-246 chanteurs) a chuté de près de 20% par rapport à 2006 (291-310 ch.). Pour mémoire 308-343 chanteurs étaient entendus en 2007. Outre les facteurs déjà connus du déclin de l’espèce, il faut noter qu’en 2008, les conditions hydrologiques n’ont pas été favorables à sa reproduction. Les crues tardives anéantissant des couvées ont probablement entraîné un faible nombre de jeunes à l’envol.

Si les conditions hydrologiques sont correctes dans les 4-5 ans à venir, on peut espérer une augmentation progressive, telle que celle qui avait été observée après les évènements climatiques de 2001. Les Basses Vallées Angevines sont le seul site français où la population de râle est capable de se restaurer après des mauvaises années de reproduction. Les possibilités données à l’espèce de produire des pontes et d’élever des jeunes, fauches naturellement tardives, chaque année, sont à maintenir absolument. Les effectifs de 2009 en Loire aval sont dans la tendance enregistrée depuis le début des années 2000, on y note une diminution sensible du nombre de mâles chanteurs : 34 à 35 chanteurs étaient présents en 2006, 16 à 18 en 2009. Les mesures agro-environnementales mises en place depuis 1994 ne permettent pas l’augmentation des effectifs, mais tout au plus semblent permettre leur stabilisation sur certains secteurs, limitant le déclin. Les principaux noyaux de population en Loire aval sont extrêmement fragilisés. En vallée de la Loire, les modifications du régime hydraulique entraîne un assèchement printanier précoce et une modification de la flore devenue moins attrayante pour le râle. Les agriculteurs sont quant à eux intéressés par des fauches de plus en plus précoces, contraires à la survie du râle.

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