Maitrise foncière

Maîtrise foncière de 25 hectares de prairies naturelles inondables dans les Basses Vallées Angevines

Objectif

Acquérir au moins 25 hectares complémentaires aux 406 hectares que détient déjà la LPO dans les BVA.

Description de l’action

Il s’agit de protéger une part importante de la population de Râle des genêts et de créer des îlots de gestion permettant une meilleure survie des nichées et une gestion facilitée du parcellaire.

La LPO va développer ses acquisitions sur les principaux noyaux de la population de Râles des genêts et renforcer sa présence sur le « cœur » des Basses Vallées Angevines.
Actuellement, les plus fortes densités de Râle des genêts sont observées sur les prairies de Vallèvres et le Bec du Loir à Briollay. Ce dernier site semble le plus menacé, du fait de la plantation régulière de nouvelles peupleraies, qui ferment peu à peu l’ensemble du paysage sur ce site. Les acquisitions porteront sur des prairies mais aussi des peupleraies nécessitant une remise en état.
Au terme de la réorganisation parcellaire et des acquisitions, la LPO serait propriétaire de 440-450 hectares de prairies.

Avec ces acquisitions complémentaires, la LPO permettrait l’accueil sur ses parcelles de 25% de la population des BVA, représentant 12% de la population nationale de l’espèce, tout en garantissant une sécurité optimale pour les nichées produites. Ce pourcentage pourrait encore s’accroître avec l’amélioration des conditions de reproduction (remise en prairie des surfaces boisées acquises).

Ces acquisitions visent à maitrise la gestion sur les parcelles dans l’objectif d’assurer :

  • la préservation du Râle des genêts et de l’avifaune migratrice ;
  • la pérennisation de l’entretien par la fauche traditionnelle des prairies (une forte déprise a entraîné le retour à la friche de vastes superficies) ;
  • le maintien de surfaces ouvertes (arrêt des plantations de peupliers).

Gestion des parcelles acquises

La gestion de la quasi totalité des parcelles est confiée par baux environnementaux aux éleveurs locaux qui s’engagent à respecter des pratiques propres à assurer la survie de l’espèce.

Maîtrise foncière de 5 hectares de prairies naturelles inondables en Vallée de la Charente

Description de l’action

La LPO prévoit l’acquisition d’au moins 5 hectares de pairies alluviales dans les secteurs aujourd’hui les plus favorables et où l’espèce est la plus régulièrement contactée. Ces acquisitions doivent permettre d’initier une dynamique d’acquisition favorable au Râle des genêts à moyen et long terme.

Les acquisitions se feront à l’intérieur du périmètre Natura 2000 du site de la Moyenne vallée de la Charente et contribueront à renforcer son intégrité.

Gestion des parcelles

La gestion sera entièrement dédiée au Râle des genêts avec notamment des conventions prévoyant une fauche à la fin août pour que la zone « refuge » soit la parcelle elle-même.

Maîtrise foncière de 30 hectares de prairies naturelles inondables en Moyenne Vallée de l’Oise

Objectif

Acquérir 30 hectares sur des secteurs ciblés. Ces acquisitions concerneront des prairies mais aussi le cas échéant des parcelles précédemment plantées en peupliers et à restaurer.

Description

Depuis 1993, le Conservatoire d’espaces naturels de Picardie a pu acquérir 437 hectares, dont 347 hectares de prairies, répartis sur l’ensemble de la Moyenne vallée de l’Oise, avec 295 hectares de propriété et 142 hectares en baux emphytéotiques.

La maîtrise de prairies alluviales a permis de conserver en prairies permanentes les surfaces acquises ou gérées, d’améliorer la qualité des prairies (limitation des intrants), d’augmenter les superficies fauchées en première intervention, d’améliorer les pratiques de fauche (fauche centrifuge, dates de fauche), d’augmenter les surfaces en bandes refuges. Cette maîtrise a permis également d’engager une restauration de parcelles initialement moins favorables.

L’acquisition de terrains en faveur du Râle des genets permet de :

  • lutter contre la perte d’habitats ;
  • conserver ou restaurer une gestion favorable au râle ;
  • développer une collaboration dans la durée avec les agriculteurs et ainsi favoriser sa prise en compte à une échelle plus large que les parcelles acquises.

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